L’affichage dynamique au centre de la digitalisation du point de vente

Dans le contexte de crise sanitaire, le point de vente doit se repenser pour devenir résilient à une crise sanitaire. La digitalisation du point de vente est en marche, avec des technologies telles que l’affichage dynamique, et renforcée par une politique volontariste du gouvernement.

Par la rédaction


La crise sanitaire que subit actuellement la France entraîne des mesures catastrophiques pour l’activité économique. En effet, la propagation du virus est telle que l’état est obligé d’imposer aux Français un confinement afin de limiter la saturation du réseau hospitalier. Malheureusement, ce confinement a pour conséquence la fermeture des commerces non vitaux entraînant des pertes parfois dramatiques de chiffre d’affaires. Bien que l’état prenne en partie en charge les pertes d’activités de ces commerçants, les risques de faillites sont toutefois élevés puisque les aides sont limitées et surtout plafonnées. Ces risques sont d’autant plus importants lorsqu’il s’agit de commerçants reposant sur une activité 100 % en physique. C’est pourquoi l’effort de digitalisation est devenu vital depuis l’apparition de ce virus.

Développer l’axe de l’affichage dynamique


Les mesures sanitaires imposent aux commerçants, restaurateurs ou autres artisans de devoir adapter leurs services aux règles d’hygiène pour assurer l’activité en toute sécurité. Pour ce faire, outre les gels hydroalcooliques proposés à l’entrée du commerce et les mesures de distanciation sociale (marquage au sol, etc.), les solutions digitales pour aménager le point de vente sont nécessaires pour favoriser l’activité et instaurer un climat de confiance.
Ainsi, l’affichage dynamique n’est pas à négliger dans ce contexte puisqu’il permet aux clients de visualiser les services et d’en profiter tout en respectant les mesures de sécurité. Par exemple, les bipeurs de commandes prêtes informent le client de la préparation de sa commande à distance. Ainsi, il pourra patienter en extérieur du point de vente, tout en respectant la distanciation sociale.
On peut également citer les totems qui permettent aux clients de visualiser à distance les offres du point de vente. Le professionnel pourra y inscrire les services proposés (menus, prestations, les services proposés, etc.), y inscrire les offres promotionnelles du moment ou même y afficher les numéros de commandes prêtes. En définitive, le totem limite fortement les interactions physiques du client en lui mettant à dispositions les informations à distance.
Affichage dynamique et digitalisation du point de vente sont donc les vecteurs de croissance pour le commerçant, artisan ou restaurateur puisqu’il instaure un climat de confiance pour le client en garantissant les mesures de sécurité.

L’appel à projet du gouvernement


Outre l’affichage dynamique, les commerçants doivent également axer leurs efforts sur le tout numérique pour augmenter leur portée auprès des potentiels clients et développer d’autres créneaux de ventes. Malheureusement beaucoup de professionnels conservent une activité artisanale à savoir uniquement basée sur leur réputation locale sans même se faire connaître par le biais d’internet. Cette manière de travailler est tout à fait fonctionnelle en temps normal, mais devient très contraignante dès lors que les déplacements sont restreints. En effet, en plein confinement, les déplacements sont très limités ce qui réduit fortement le trafic physique et réduit à presque néant le chiffre d’affaires de ces artisans.
Malheureusement, les mesures sanitaires prises courant octobre 2020 ont à nouveau limité fortement les déplacements. Cela a conduit à nouveau à une forte réduction de l’activité des artisans, commerçants ou restaurateurs.

Une technologie parfois mal acceptée

À contre-courant de l’évolution technique et de la nécessaire digitalisation du point de vente, la mairie de Paris a décidé de partir « en guerre contre la publicité numérique dans les vitrines », en plein développement de la pandémie actuelle !


C’est pourquoi le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance a sollicité des acteurs économiques pour aider ces entrepreneurs dans la digitalisation de leurs activités respectives. Dans ce contexte, l’état sollicitera la bienveillance de ces acteurs pour proposer des solutions gratuites ou à tarifs préférentiels. Plusieurs solutions sont alors évoquées. Par exemple, le développement des solutions de paiement en ligne, la création d’un site internet pour vendre en ligne, les services de livraison et/ou Click-and-collect etc.
L’idée étant de déployer des solutions rapides à mettre en œuvre et permettant aux professionnels de diversifier leurs canaux de vente afin de limiter leurs pertes en créant une résilience. La création d’un site internet avec le développement d’activités de Click-and-collect ou de livraison permet aux professionnels d’étendre leur activité autrefois 100 % physique vers une activité reposant sur d’autres leviers capables de mieux résister à des mesures de confinement.